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Communiqué de l’UFDG relatif à l’agression du domicile de son Président ce Mercredi 19 juin 2013

La Direction nationale de l’UFDG a suivi avec surprise, les différents Communiqués diffusés par le Gouvernement et d’autres services publiques notamment le Bureau de Presse de la Présidence de la République et la Direction Générale des services de Police, rendant compte des violences enregistrées à la suite du passage du Président de l’UFDG au tribunal de première instance (TPI) de Dixinn.

Ces communiqués comme à l’accoutumée, ont voulu attribuer la responsabilité de ces violences aux militants de l’UFDG qui se seraient attaqués aux usagers de la route et auraient vandalisé des boutiques. La Direction nationale de l’UFDG dément formellement ces allégations dénuées de tout fondement.
Relatons plutôt les faits tels qu’ils se sont déroulés.

Le président de l’UFDG, Elhadj Cellou Dalein Diallo a décidé de répondre à la citation à comparaître que le TPI de Dixinn lui avait adressé en Avril dernier. Vers 09h30, le Président de l’UFDG, accompagnés de quelques collègues de l’opposition ainsi que de militants et sympathisants de l’UFDG, a quitté son domicile pour arriver au TPI de Dixinn à 10h et quart. Au bureau du procureur où il a été reçu, en même temps que les autres leaders de l’opposition et en présence des avocats, il lui a été signifié par l’avocat de la partie plaignante que son client était disposé à retirer sa plainte en faveur d’une médiation pénale. Le leader de l’UFDG a répondu qu’il n’était pas disposé à entrer dans une négociation quelconque avec le plaignant, mais si ce dernier décidait de retirer sa plainte, il prendrait acte. Le procureur dira qu’il a pris bonne note et qu’il tiendra Elhadj Cellou Dalein Diallo informé de ce qu’il conviendra avec le plaignant.

Le leader de l’UFDG est reparti vers son domicile, accompagné de ses militants. Arrivé au niveau du lycée Donka, ils ont été rejoints par deux pick-up de police qui ont essayé de disperser le cortège à coups de gaz lacrymogène et de jets de pierres. Quelques jeunes marcheurs ont répliqués et les policiers sont repartis du côté de la corniche. Ainsi, le cortège continua-t-il tranquillement sa marche jusqu’au niveau de la station Total située à l’ex Oasis où il a été rejoint de nouveau par un groupe de policiers beaucoup plus nombreux et violents. Ils se sont acharnés sur le cortège avec du gaz lacrymogène et des jets de pierres tout en procédant à des arrestations de militants, notamment les femmes qui n’avaient pas pu courir. A un moment donné, ils se sont retrouvés juste derrière la voiture du Président de l’UFDG qui est descendu pour les sensibiliser en leur demandant d’arrêter ces violences contre ses militants qui n’étaient pas des manifestants mais des citoyens revenant d’une audience publique du tribunal. Les policiers n’ont pas voulu l’écouter et ont plutôt continué à jeter des bombes lacrymogènes et à tirer en l’air. C’est dans ces conditions qu’Elhadj Cellou Dalein et ce qui restait de son cortège ont rejoint son domicile.

Quelques minutes après à sa grande surprise, les bombes lacrymogènes et des pierres ont commencé à pleuvoir à l’intérieur de sa concession. Selon les témoins qui étaient restés dehors, les policiers ont reçu en appui trois minibus remplis de loubards. Pendant deux heures d’affilé, le domicile de Cellou Dalein sera soumis à cette pluie de pierres et de bombes lacrymogènes jetés aussi bien du côté de la rue que du côté de la mer.

Le bilan de ces violences au domicile du Président de l’UFDG sera 17 blessés graves dont un par balle et une vingtaine de voitures cassées. A cela, il faut ajouter 33 autres blessés dont deux par balles actuellement dans le coma, en dehors du domicile d’Elhadj Cellou Dalein Diallo, notamment dans les quartiers de la commune de Ratoma. Tout ceci s’est passé devant de nombreux journalistes de la presse nationale et internationale et en présence de leaders de l’opposition Républicaine.

Il est clair que ce sont les forces de l’ordre appuyés par la suite par des loubards qui se disent être des Chevaliers de la République qui sont les seuls responsables des agressions dont le Président de l’UFDG et ses militants ont été l’objet au cours de cette journée du mercredi 19 juin 2013.
La Direction Nationale du Parti en tirera toutes les conséquences.
 
Conakry, le 19 Juin 2013
La Direction Nationale de l’UFDG


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